Cohabitation des usagers


En un mandat municipal, il est possible d’agir pour améliorer la situation pour la marche et le vélo.
Élaborer en concertation un plan piéton et un plan vélo permet de planifier les projets et de les budgétiser sur le mandat.
Ce document donne à voir une diversité d’actions et de mesures réalisables pour permettre un meilleur partage de l’espace public et une meilleure cohabitation entre automobilistes, piétons et cyclistes. C’est inspirant pour nos projets.

Nous croyons possible une cohabitation paisible et convivial des piétons, des cyclistes et des automobilistes.

  1. Généraliser le 30 km/h en agglomération, faisant du 30 km/h la norme et le 50 km/h l’exception, afin de limiter les accidents graves et d’améliorer le confort d’usage de l’espace public.
  2. Maîtriser le volume du trafic de transit motorisé, via un plan de circulation.
  3. Aménager et séparer clairement les réseaux structurants marchables et cyclables. Le partage de la rue est envi-
    sageable dans les réseaux secondaires à faible trafic et à faible vitesse.
  4. Prendre en compte en priorité les usagers et usagères les plus vulnérables, les piétons et les cyclistes, dans la gestion et l’aménagement des espaces publics.
  5. Développer, aménager et rendre visibles les doubles-sens cyclables.
  6. Mettre en œuvre l’obligation de neutraliser le stationnement sur cinq mètres au minimum en amont des passages piétons d’ici au 31 décembre 2026, conformément à la LOM.
  7. S’assurer de la compréhension des dispositions du code de la route en communiquant dessus et sur leur raison
    d’être (sas vélo, double-sens cyclable, zone de rencontre, voie verte, trottoir traversant, etc.).
  8. Associer toutes les associations dans les concertations, aux différentes échelles, dans une optique de complémentarité entre piétons, cyclistes et usagers et usagères de transports en commun.
  9. Ne pas négliger l’importance du respect des règles et de leur contrôle pour accompagner le changement des pratiques
    de mobilité, en particulier dans les zones de rencontre et aires piétonnes.

Expliquer les changements mis en place
➔ Informer sur les nouveaux aménagements et leur usage, afin que tous les usagers et usagères comprennent le comportement attendu et la règle qui s’y applique, notamment la priorité aux piétons.
➔ Donner du sens aux règles : elles ne sont pas une contrainte, mais un levier pour garantir le vivre-ensemble. Le respect des espaces dédiés, des feux, des priorités et des limites de vitesse permet d’avoir des repères communs connus par les différent.es usagers et usagères, et il est utile de rendre visibles ces bénéfices concrets. De plus en plus de collectivités développent leur « code de la rue » qui formalise un ensemble de règles, dans une logique de ville apaisée et de priorisation de la marche et du vélo.

Texte inspiré par la FUB, Rue de l’Avenir et le Réseau vélo et marche.


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